Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 19:10

Présentation de l'éditeur : Le commissaire Adamsberg pensait que ses trois jours à Londres se résumeraient à ce colloque de flics auquel on l'avait convié. Il n'imaginait certainement pas trouver une vingtaine de chaussures et de pieds coupés, soigneusement alignés, en face des portes du cimetière de Highgate ! Tandis que l'enquête anglaise débute, les Français rentrent au pays et se retrouvent confrontés à un terrible massacre dans un pavillon de banlieue. Un premier coupable un peu trop idéal, un lien possible entre les deux affaires... Jusqu'où cette enquête entraînera-t-elle Adamsberg ?

 

Mon avis : Des pieds découpés déposés devant un cimetière, un meurtre au mode opératoire et aux motivations stupéfiantes et sordides, liens familiaux insoupçonnés, trahisons au sein de la Brigade, malédictions multiséculaires, des histoires de vampires, un village serbe coupé du monde, un marginal cogneur, un médecin aux doigts d'or...

Une fois de plus Vargas, réussit un cocktail policier et fantastique, peuplé de personnages décalés, qui fonctionne à merveille. Le "pelleteur de nuages" est en grand danger et pourra ainsi éprouver la fidélité de ses amis. Certains personnages des romans précédents ressurgissent et au même moment, d'autres personnages naissent dans l'Univers de Vargas.

 Ce roman est, à mon goût, un de ses meilleurs  avec sous les vents de Neptune et dans les bois éternels.

 

Note : 8/10

Par Antoine G. - Publié dans : Littérature - Communauté : Livres
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 15:11

 

A écouter sur Youtube

 

 

 

 

In the heat of the morning - David Bowie

Loving you is killing me - Aloe Black

Make some noise - Beastie boys

Modern Art - the Black Lips

School Days - Chuck Berry

Two against one - Danger Mouse & Daniele Luppi (feat. Jack White)

Suntoucher ( feat. Jeru The Damaja) - Groove armada

Down the line - José Gonzalez

Sunday afternoon - One self

Machu Picchu - the Strokes

Will do - TV on the radio

Hustlin' ( prince of ballard remix) - Rick Ross

 

 

 

 

Par Antoine G. - Publié dans : Musique - Communauté : webzine musical
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Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 09:34

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Quatrième de couverture : A peine arrivé dans la ville de N, Tchitchikof, personnage mystérieux et diabolique, s'y adonne à un étrange commerce : il entreprend d'acheter aux propriétaires terriens leurs serfs décédés entre deux recensements, leurs " âmes mortes ", en vue de se constituer une propriété fictive qui lui permettra de contracter un emprunt. Récit loufoque d'une descente aux Enfers ? Tableau réaliste et satirique de la noblesse provinciale ? Poème baroque de la terre russe ? Ou encore, épopée sur la trivialité universelle ? Les Ames mortes, dont seule la première partie fut publiées, en 1842, la suite, dont il nous reste les brouillons, fut brûlée par l'auteur, et l'œuvre demeura inachevée à sa mort, est le roman le plus énigmatique de Gogol, et l'une des œuvres les plus riches de la littérature russe.

 

Résumé :Les âmes mortes est un roman picaresque qui nous entraîne à la suite des périgrinations de Tchitchikof, escroc mondain,dans la province russe du XIX ème siècle. Visitant un propriétaire terrien, puis l'autre, opportuniste, Tchitchikof les caresse dans le sens du poil afin d'obtenir leurs "âmes mortes". Voyage prétexte à une critique de nombreux aspects de la société provinciale ainsi qu'à une tentative de définition de cette fameuse "âme russe", les âmes mortes est un grand classique de la littérature russe.

 

Mon avis : Cette galerie de propriétaires est sans concession, drôle et critique a la fois. Gogol raille l'oisiveté et les autres vices subséquents qui étreignent ces seigneurs russes.  Néanmoins Gogol ne rechigne pas à moquer les serfs. En fait dans les âmes mortes tout le monde en prend pour son grade, et Tchitchikof en premier lieu. 

 

Si on ne pouvait retenir que deux caractéristiques de cette oeuvre, je choisirais l'humour et la critique : la satire sociale. Gogol décrit avec beaucoup d'ironie les ressorts pourris de l'administration russe, la corruption de tous ses membres, à commencer par la base de la pyramide bureaucratique. En ce sens le roman de Gogol conserve toute sa fraîcheur dans la Russie poutinienne. la fin de la deuxième partie du roman s'achevant sur ce constat :

 

" Il s'agit de sauver notre patrie!... Elle ne meurt pas sous les coups d'une invasion de vingt peuples ennemis... Ce sont nos crimes qui la tuent... Et aucun homme d'Etat, fût-il plus habile, le plus sage des législateurs, ne pourrait remédier au mal même s'il faisait surveiller les fonctionnaires les plus misérables. Ceux-ci sont devenus une force occulte redoutable, un véritable gouvernement dans le gouvernement de l'Empire, un puissant Etat dans l'Etat."

 

Même si j'ai beaucoup aimé ce livre je n'ai pas pu trouver en lui le chef-d'oeuvre qu'on présente si souvent. J'en recommande la lecture néanmoins la lecture : Gogol signe avec les âmes mortes un roman éminemment iconoclaste et truculent. D'autant plus que style de Gogol est également très poétique et truffé de traits de génie. 

 

Note : 7/10

 

 

A propos : Un clin d'oeil aux âmes mortes de Gogol dans Bonnie and Clyde de Gainsbourg? En effet dans le roman on peut trouver cette citation à propos du procureur de N. : "pourquoi avait-il vécu, pourquoi était-il mort?"  tandis que dans la chanson : "comment il a vécu, comment il est mort?"  à propos de Jesse James

Par Antoine G. - Publié dans : Littérature - Communauté : Livres
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 23:44

    

 

     Dans le film le Nom de La rose, un des moines de l'abbaye bénéctine est noir de peau. Ce détail, qui n'en est pas un pour l'époque, m'a interloqué. Penser que des noirs aient pu vivre au Moyen-Age en Europe va à l'encontre de toutes les représentations mentales répandues sur cette période.

On pense souvent que les personnes vivant au moyen-âge (n'utilise-t-on pas le terme "moyennâgeux" dans ce sens?) n'étaient que de sombres obscurantistes pâles de peau. On se dit aussi que si le XIX ème siècle a pu organiser la traite négrière et l'idéologie coloniale a une si grande échelle ; la considération dont bénéficiait l'homme noir ne pouvait être que pire au Moyen-Age, le progrès étant passé par là.

 

     Pourtant, contrairement à certaines idées reçues, il est indéniable que des noirs ont vécus en Europe au Moyen-Age, et pas uniquement comme bêtes de foires ; certaines familles royales européennes pouvant se targuer d'avoir des ancêtres noirs.

 

     La vraie question est toutefois de savoir quelle place occupaient effectivement les noirs dans les société du moyen-âge. J'ai entrepris quelques recherches à ce sujet. Les sources en français sur ce sujet manquent ( sur internet en tout cas) :

 

 

     Un des seuls articles que j'ai pu trouver à cet effet n'a pas vraiment l'air d'être fiable. Il dénote un certain parti pris de l'auteur. Un autre article, paru sur le même site panafricain, paraît déjà un peu plus sérieux.

 

     En revanche, j'ai pu trouver divers articles et ouvrages universitaires rédigés en anglais bien plus creusés.

 Le plus pertinent d'entre eux est un ouvrage accessible en ligne sur GoogleBooks :

 

Collectif (sous la direction d'Ivan van Sertima) - African presence in early Europe (lire surtout l'article de Scobie à la page 190)

 

 

     Mais ces réponses partielles n'ont pas pu répondre à la question que je me pose : celle du degré d'intégration des personnes noires dans les société européennes du Moyen-Age. Dans quels pays étaient-elles présentes? En quelles proportions? Ne recensait-on que quelques personnalités noires ou bien de véritables populations? Les populations noires se mélangaient-elles aux populations blanches? Etaient-elles bien intégrées dans l'Eglise? Pouvaient-elles faire partie de la noblesse? Etaient-elles discriminées? Et si oui, à quel degré?

 

     En clair, les populations noires du Moyen-Age étaient-elles uniquement considérées comme maures dans le sens d'ennemis de la chrétienté? Ou à l'inverse cette dernière a-t-elle intégré en son sein des populations noires? 

 

     Au delà de l'aspect anectodique et de pur onanisme intellectuel que semble revêtir la question, cette dernière a de véritables implications historiques. Il s'agit de savoir si l'Europe a toujours considéré le noir comme l'autre, comme l'esclave, comme être inférieur avant le commencement de la traire négrière ; ou bien si le racisme n'était pas imprimé dans le génome européen et si la conception dégradante de l'être noir dépendait d'un ensemble de facteurs historiques ayant contribués à son avénement.

 

     Quelqu'un pourrait-il éclairer ma lanterne à ce sujet?? Merci d'avance

 

Par Antoine G. - Publié dans : Réflexions - Communauté : Humeurs
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 17:36

      Pauvre Oussama! Il voulait juste se faire une petite partie pépère!

   

http://hightech.nouvelobs.com/actualites/20101117.OBS3074/kinect-un-espion-dans-votre-salon.html

 

 

Par Antoine G. - Publié dans : Actualité - Communauté : Un max de buzz !
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